Les producteurs de matières plastiques n’ont pas profité de la crise, apprend-on dans la dernière étude de PlasticsEurope. En revanche, ils entendent profiter du plan de relance: c’est en France que s’écrit la future économie du plastique, affirme Eric Quenet, directeur France de l’association européenne des fabricants de polymères.

L’omniprésence des plastiques depuis le début de la crise sanitaire n’a pas eu d’impact positif pour leurs producteurs. Bien au contraire. Eric Quenet, directeur de PlasticsEurope France, l’association qui regroupe les fabricants de polymères, a indiqué le 5 novembre que « la production française de matières plastiques a baissé de 15% sur les six premiers mois de 2020, avec une chute brutale au deuxième trimestre« . La chute est pire que celle observée en Europe (11,5%). « Tous les secteurs sont touchés par la crise », observe Eric Quenet, qui précise qu’il n’y a pas eu de rupture sur les approvisionnements.

Automobile et construction plombent la demande

Rappelant le lien direct entre baisse de consommation et de production, il a égrené les effets de la pandémie sur les principaux consommateurs de polymères lors du premier semestre. Dans un contexte de confinement strict, le quasi arrêt du secteur automobile en avril et une forte baisse de l’activité de la construction sur le second trimestre expliquent notamment la situation française.

Concernant le redémarrage de l’activité à court terme, le porte-parole a exprimé ses inquiétudes relatives au second confinement. Il alerte sur la santé financière des plasturgistes: « ces entreprises, dont beaucoup sont des TPE et des PME, ont besoin d’un soutien financier pour poursuivre leur activité.« 

4,8 millions de tonnes de plastique consommées en 2019

Après le « phénomène des gilets jaunes », qui avait affecté la production en 2018, l’année dernière marque « un retour à la  normale » avec une production en croissance de 3,2 %. Principaux consommateurs de matières plastiques, les professionnels de l’emballage (45,6%) ont utilisé un peu moins de 2,2 millions de tonnes sur les 4,8 millions de tonnes utilisés en France. La construction (19,1%) et l’automobile (9,6%) restent les deuxième et troisième secteurs consommateurs.

Côté résines, pas d’évolution notable non plus. Les polyoléphines (polyéthylène haute et basse densité et polypropylène) s’arrogent toujours 50% du marché. Ajoutées au PVC et au PET, ces résines de commodité constituent même 76% de la demande. Encore marginale, la capacité mondiale de production des biopolymères (base végétale) a atteint les 2,11 millions de tonnes. En 2024, elle devrait représenter 2,43 tonnes, selon les projections de l’association European Bioplastic et de l’institut Nova Institute.


Chine : locomotive mondiale de la production de plastique

En 2019, la production mondiale de plastique a crû de 2,4%. Un résultat en demi-teinte pour les fabricants. « Depuis 2017, il y a un ralentissement de la croissance », observe Eric Quenet, directeur de PlasticsEurope France, qui fait référence aux taux précédents de 3,2% en 2018 et 3,9% en 2017. L’Asie, tirée par la Chine, produit 50% du plastique mondial. A lui seul, le pays produit plus de 31% des 368 millions de tonnes de polymères, largement devant l’Amérique du nord (19%) et l’Europe (16%). « Sa capacité de production a triplé en dix ans », indique le porte-parole. La montée en puissance de la production chinoise, ajoutée à la poursuite du démarrage de nouvelles unités sur gaz de schiste en Amérique du Nord, se traduisent par un décrochage de l’Europe. Avec 58 millions de tonnes (61,8 millions de tonnes en 2018), la part du vieux continent dans la production mondiale est tombée à 16%. La demande européenne, qui s’élève à 50,7 millions de tonnes, diminue de 1%, après avoir été stable en 2018. En France, après une baisse de 2,4% en 2018 (sur 2017), la production 2019 est en hausse de 3,2%, tirée par les exportations. Si la demande nationale de polymères vierges est relativement stable, PlasticsEurope observe néanmoins « une réduction de 1,8% par an depuis deux ans ». Une baisse nettement plus élevée que celle enregistrée au niveau européen.

On connaissait jusqu’à présent le recyclage de bouteilles PET en textile. Aujourd’hui, Carbios, société de chimie verte basée sur le Biopôle Clermont-Limagne, à Saint-Beauzire (Puy-de-Dôme), annonce la mise au point d’un procédé industriel unique capable de fabriquer du PET à partir de textiles. Une première mondiale.

Carbios a encore marqué des points. La société de chimie verte, basée sur le Biopôle Clermont-Limagne, à Saint-Beauzire dans le Puy-de-Dôme, pionnière dans le développement de solutions bioindustrielles dédiées au recyclage des polymères plastiques et textiles, annonce avoir produit les premières bouteilles à partir de déchets textiles à haute teneur en PET. Une innovation majeure pour la valorisation potentielle de 42 millions de tonnes de textiles polyesters produits chaque année dans le monde.

« Nous sommes les premiers à démontrer que c’est possible. Cela ouvre des perspectives gigantesques ! Il faut savoir que la grande majorité des déchets plastiques produits dans le monde sont des fibres. Donc, aujourd’hui, nous donnons la possibilité à la filière textile de fabriquer de manière vertueuse des produits à l’infini« , s’enthousiasme Martin Stephan, directeur général délégué de Carbios.

Toutes sortes de bouteilles

Les technologies de recyclage mécanique actuelles ne permettent pas aux déchets textiles d’être véritablement recyclés en une boucle fermée. Ces derniers sont simplement réutilisés dans des applications de moindre qualité type rembourrage, isolants ou chiffons. L’innovation développée par Carbios permet de franchir un nouveau cap. « Jusqu’ici on ne pouvait transformer que des bouteilles transparentes en textile. Grâce à notre technologie il sera possible de recycler des bouteilles claires, colorées, opaques, des barquettes et des textiles et également de produire un vêtement à partir de bouteilles ou de barquettes« , complète le professeur Alain Marty, directeur scientifique de Carbios.

Cette première mondiale soulève de nouveaux espoirs dans le traitement de la pollution plastique mondiale, dont les deux-tiers proviennent de la filière textile. « Aujourd’hui, 50 % des fibres (textiles et autres) produits dans le monde sont en polyester. A un horizon que l’on ne connait pas encore, il n’y aura plus de polyesters fabriqués à partir de pétrole mais seulement à partir de déchets recyclés« , espère ainsi Martin Stephan.


L’évolution du recyclage chez Carbios    © Carbios

A la Une de Nature

Ce n’est pas la première fois que Carbios s’illustre dans ce domaine. La technologie de recyclage enzymatique développée par la start-up depuis 2011 permet de déconstruire tout type de déchet PET en ses constituants de base qui peuvent ensuite être réutilisés pour produire des nouveaux produits en PET, le tout dans un cycle infini. Cette innovation majeure a été saluée en avril 2020 par la communauté scientifique internationale à travers une publication en Une de la prestigieuse revue Nature.

Carbios devrait accorder ses premières licences fin 2022 auprès des plus grands producteurs de PET, pour un début d’exploitation industrielle fin 2024. « Pour mettre fin à la pollution plastique, il faut trois choses : une action coordonnée, plus de collectes et plus de technologie, résume Martin Stephan. Nous, nous apportons une technologie. Chacun doit faire sa part. C’est comme ça qu’on y arrivera. C’est un long chemin.« 

Rassurés par le soutien du gouvernement à l’activité du secteur malgré le reconfinement, les acteurs du bâtiment et des travaux publics craignent que la chaîne de valeur se grippe.

Le BTP, en apnée depuis l’annonce du reconfinement, souffle enfin. Les ministres l’ont répété, le secteur peut et doit travailler. « Le vrai point d’interrogation du reconfinement, c’était la volonté du gouvernement d’assurer la continuité de l’activité« , confirme Sophie Cahen, conseillère du directeur général de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP, 8 000 entreprises et 300 000 salariés). « Les chantiers continuent, dans le respect du guide de l’OPPBTP [Organisme professionnel de prévention du BTP]« , avait répondu, le 2 novembre, la ministre déléguée chargée du Logement, Emmanuelle Wargon, faisant référence aux préconisations de sécurité sanitaire pour la continuité des activités de la construction régulièrement mises à jour par l’organisme paritaire.

« Les autorisations d’urbanisme et les permis de construire continuent d’être délivrés, sans délais supplémentaires« , a ajouté la ministre, écartant le risque d’un allongement des délais qui avait grevé l’activité lors du premier confinement. Cette fois, les services publics ont pour injonction de demeurer ouverts. « L’ensemble de la chaîne, dont les services d’urbanisme, de voirie, d’assainissement sont nécessaires. Il faut que les services publics qui assurent la continuité économique de la Nation puissent continuer », précise Sophie Cahen. Les collectivités représentent plus de 50 % des marchés des entreprises de travaux publics, et jusqu’à 80 % pour certaines TPE.

Malgré cet appel du gouvernement à poursuivre les chantiers, « j’ai senti une inquiétude de mes adhérents. Ils travaillent beaucoup pour des petits commerçants, qui sont fermés. Nous avions des carnets de commandes qui commençaient à reprendre. Il y a eu une petite crispation [à l’annonce du reconfinement], notamment chez les loueurs de matériels », observe Jean-Christophe Repon, le président de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb, 57 000 adhérents) et lui-même gérant d’une entreprise de travaux en électricité à Toulon (Var). Les travailleurs non-salariés doivent remplir des attestations pour sortir. Après avoir subi une chute d’activité de 24 % au deuxième trimestre, les artisans du bâtiment veulent la garantie de ne pas être exclus des aides si l’activité était de nouveau amenée à se contracter fortement, voire à cesser.

Une reprise étagée

Le troisième trimestre a été très contrasté. L’entretien-rénovation a retrouvé le niveau d’activité constaté à la même période en 2019. En revanche, la construction neuve n’a progressé que de 1 % après deux trimestres de baisse. Le nombre de mises en chantier (380 300) a baissé de 6,8 % sur douze mois et celui des permis de construire délivrés (390 900) a fléchi de 11,7 %. Pour Sophie Cahen, l’urgence est de relancer la commande publique.

« Les entreprises de travaux publics ont pris connaissance du reconfinement au moment où les collectivités locales allaient pouvoir prendre des décisions d’investissement [après le ralentissement habituel en début de mandat, ndlr]. Si elles n’ont pas d’activité, certaines entreprises de travaux publics disparaîtront à Noël. Tous les signaux sont au rouge, à commencer par l’absence d’appels d’offres. Les chantiers du quotidien font défaut : voirie, climatisation, électricité… Le plan de relance permet des opportunités d’investissement », explique-t-on à la FNTP. Le nombre d’appels d’offres lancés depuis le début de l’année par rapport à 2019 a chuté de 40 %, estime l’organisation.

Plus en amont, chez les industriels des matériaux, l’inquiétude est palpable. « Les ventes vont être tendues au cours des prochains mois sur les matériaux de construction, comme les bois de charpente ou les ossatures… Nous ressentons un ralentissement sur les permis de construire. En revanche, sur la rénovation, la demande des particuliers et des artisans risque d’être assez forte sur le trimestre », estime Philippe Samit, le directeur de la stratégie, du marketing et du développement d’ISB. Le groupe breton, qui emploie 430 salariés, est spécialisé dans l’importation, le négoce et la transformation de bois résineux, avec cinq usines en France. Ses ventes sont réparties à parts égales entre les marchés de la construction et de l’aménagement-décoration.

Tensions sur les matières premières

Différence majeure avec le premier confinement, l’ouverture possible d’emblée des enseignes spécialisées dans le négoce de matériaux et les grandes surfaces de bricolage. Une bonne nouvelle pour le secteur, dont « le contexte de marché est différent : après le premier confinement, nous avons fait face à une croissance très forte. Les gens se sont davantage intéressés à leur habitat« , ajoute Philippe Samit, qui distribue une partie de ses produits dans ce réseau. En revanche, l’équipe constate des tensions sur la disponibilité de la matière première. « Pendant le premier confinement, les scieurs européens ont un peu ralenti leur production, alors que le marché américain, premier consommateur de bois au monde, ne s’est pas arrêté. »

Reste une inquiétude qui taraude tous ces travailleurs au grand air. Le réconfort de leur pause se heurte à la fermeture des restaurants. « Comment les compagnons vont-ils se restaurer le midi ? La gamelle, en période hivernale, cela risque d’être compliqué », alerte Jean-Christophe Repon.

Espacer les visites de chantiers

Les chantiers de rénovation, s’ils restent autorisés, risquent de ralentir. L’absence de dérogation accordée aux particuliers pour des visites de biens en vente et de chantiers va peser. Dix-huit organisations professionnelles du négoce de matériaux, du recyclage, du bâtiment… se sont engagées à maintenir l’activité, à respecter le protocole sanitaire, à préserver l’approvisionnement des chantiers en matériaux et en équipements et à maintenir l’apprentissage. Elles craignaient, avant d’être rassurées par le ministère de la Transition écologique le 2 novembre, le blocage des permis de construire par les services instructeurs et des signatures de contrats et d’actes notariés. Pour contrer la réticence des particuliers à lancer des travaux à domicile, « nous avons fait une campagne pour rappeler à nos clients qu’ils ne prenaient pas de risques », précise Jean-Christophe Repon, le président de la Capeb. Sur les petits chantiers, les différents corps d’état devront se succéder. Les visites des clients demeurent possibles aux étapes engageantes (paiement, livraison…), « mais il n’est pas possible de s’y rendre tous les jours pour surveiller le chantier », a rappelé la ministre du Logement, Emmanuelle Wargon.

La conjoncture pèse

  • 68 % des artisans occupés à 100 % en octobre
  • 1 161 défaillances d’entreprises de la construction au troisième trimestre 2020
  • 390 900 logements autorisés à la construction sur 12 mois, à fin août (-11,7 %)
    Sources Capeb, Banque de France

https://www.usinenouvelle.com/editorial/dans-le-btp-une-confiance-a-restaurer.N1026084

Actuellement, le débat sur les réglementations à mettre en place sur le secteur du bâtiment pour atteindre la neutralité carbone, et notamment la part du chauffage électrique, est particulièrement vif, et ce d’autant plus que de nombreuses politiques (dans le neuf et l’existant) doivent être coordonnées pour obtenir une action efficace sur les émissions de gaz à effet de serre de la France. Pour éclairer ce débat, l’étude RTE-ADEME, fruit de deux ans de travaux communs, a cherché à évaluer les différents impacts (sur les émissions de CO2, sur le système électrique et la sécurité d’approvisionnement, ainsi que sur le bilan économique) du scénario SNBC à mi-chemin (horizon 2035) de l’objectif de neutralité carbone, mais également d’un ensemble de « stress-test » en cas de non-atteinte de certains points de la politique publique.

Sur le plan du climat : la mise en œuvre conjointe des trois piliers de la SNBC permet de diviser par deux les émissions du chauffage dans le secteur du bâtiment d’ici 2035, sans pour autant délocaliser les émissions de CO2 ailleurs en Europe. Sur le plan du système électrique : le développement du chauffage électrique par des solutions efficaces comme les pompes à chaleur n’entraîne pas d’impact significatif à l’horizon 2035 (consommation annuelle moyenne et pointe stables ou en légère baisse). Sur le plan économique : prioriser les efforts de rénovation vers les logements les plus énergivores (« passoires thermiques ») présente un fort intérêt…

Arnaud Leroy, président directeur général de l’ADEME, a déclaré : « Cette étude met en évidence que les 3 leviers de la décarbonation du bâtiment – isolation, électrification et développement des énergies renouvelables (bois, biométhane, réseau de chaleur) – permettent chacun d’atteindre environ 30% de la trajectoire CO2. Elle renforce l’absolue nécessité d’empêcher le déploiement des radiateurs à effet joule et d’accélérer, dans la durée, le nombre et la performance des rénovations du bâtiment, qui permettent de conjuguer les objectifs climatiques, l’amélioration du confort des logements et la lutte contre la précarité énergétique. »

https://batijournal.com/decarboner-grace-a-la-renovation-des-batiments-et-le-chauffage-electrique/10532

Dans le secteur du béton et de la maçonnerie, les innovations ne sont pas toujours « visibles ». Elles peuvent revêtir plusieurs formes. Désormais, en plus d’optimiser la performance technique des produits, les fabricants s’attachent à en améliorer l’impact environnemental, depuis la formulation et la production du matériau jusqu’à son recyclage. Détails avec trois industriels, Alkern, Lafarge Holcim et Rector.

Alkern : proximité, légèreté, mixité

« Nous cherchons à optimiser la conception des produits afin qu’ils soient plus écologiques, plus performants et plus faciles à mettre en œuvre. Nous visons à réduire notre empreinte écologique d’une part en utilisant moins de ressources et de carbone, et d’autre part en favorisant la proximité fournisseurs-usines-chantiers.

Les produits préfabriqués ont l’avantage d’optimiser la quantité de matière béton : les éléments partiellement vides peuvent être remplis d’isolants et ont un poids réduit. Pour augmenter les performances, nous travaillons aussi nos bétons et leurs constituants (liants et agrégats). Par exemple, l’usage de la ponce permet d’alléger certains produits (bloc inférieur à 15 kg) et d’augmenter leur résistance thermique.

Côté liant, nous allons vers des ciments avec destaux de carbone les plus bas possible, des filler ou des liants de nouvelle génération. L’idée aussi est de concevoir des solutions complètes, comme R+MuR, regroupant une mixité de produits et de matériaux pour simplifier les travaux et assurer une qualité de l’ouvrage. »

Christophe Lagrange, directeur de l’offre d’Alkern

Rector : formulation, déconstruction, biosourcé

« L’un des objectifs de ces dernières années a porté sur l’élaboration de bétons autoplaçants plus performants et de les démocratiser. Maintenant, nous les proposons dans quasiment toutes nos usines. Nous travaillons actuellement sur de nouvelles formulations en lien avec la protection environnementale et l’économie circulaire.

D’une part, en réutilisant le béton issu de la déconstruction locale et en le faisant repasser par nos usines. L’étape suivante sera la déconstruction sélective et propre afin de réutiliser les granulats recyclés avec le moins de travail possible en usine et en laboratoire.

D’autre part, sur des mélanges bas carbone et des bétons bio-sourcés : cela s’avère un gros challenge tant en formulation, qu’en process ou en attente client, car il faut également que cela entre dans un modèle économique. Nous commençons à utiliser des bétons bas carbone sur les chantiersd’abord pour les poutres, prochainement pour les prédalles et les prémurs. Prochainement, nous allons lancer de nouvelles choses sur le sujet. »

Eric Stora, responsable de pôle R&D distribution et laboratoire de Rector

Lafarge Holcim : réduction carbone, granulats recyclés

« Nos innovations s’appuient sur notre démarche Lafarge 360 qui s’articule autour de trois axes : Reduce (le poids du CO2 dans le béton), Recycle et Reinvent (innover au service de la performance environnementale). Ainsi, nous avons lancé le ciment Planet pour les artisans. D’une part, le sac participe à la diminution des déchets car il se décompose dans la bétonnière. D’autre part, il atteint 65 % de taux de réduction de carbone, et nous compensons l’impact CO2 restant par le financement d’éco-projets (crédits carbone).

Nous avons aussi lancéune offre similaire de béton Ecopact noté 360Score A+ dont l’impact CO2 est compensé. Avec cette démarche éco responsable, nous visons à préparer la RE2020 en fournissant des solutions auprès des artisans. Pour élargir leur portefeuille d’affaires, nous leur proposons également des formations à la chape fluide et aux bétons décoratifs. Une nouvelle chape bas carbone est en développement, ainsi que des bétons décoratifs composés jusqu’à 100 % de granulats recyclés. »

Michèle Duval, directrice produits et services, direction marketing de Lafarge Holcim

https://www.lemoniteur.fr/article/filiere-beton-les-grands-axes-d-innovation.2124064